Aujourd’hui, le bénéfice du dépistage systématique du cancer de la prostate n’est pas clairement démontré. Les deux plus grandes études scientifiques internationales présentent des conclusions contradictoires (étude européenne ERSPC et étude américaine PLCO).
L’essentiel à connaître sur le cancer de la prostate
Fréquence
- Cancer le plus fréquent chez l’homme,
- 2e cause de mortalité par cancer chez l’homme, après le cancer colorectal,
- Fortement lié à l’âge (rare avant 50 ans, se déclare surtout autour de 70 ans),
- Plus fréquent chez les hommes ayant des antécédents familiaux ou d’origine africaine ou antillaise.
Évolution
Il évolue le plus souvent lentement (dix à quinze ans en moyenne), avant que n’apparaissent des symptômes. Environ la moitié des cancers de la prostate restent latents et ne nécessitent pas de traitement.
- Mais certains cancers peuvent évoluer rapidement et donner des métastases.
- À l’heure actuelle, il est impossible de savoir, au moment du diagnostic, si un cancer détecté à un stade précoce deviendra agressif ou non.
Signes d'alerte
Si vous avez des troubles urinaires (difficulté à uriner, besoin plus fréquent d’uriner, incapacité à uriner, douleurs ou brûlures…), des troubles de l’éjaculation, consultez votre médecin pour les lui signaler.
Cela ne signifie pas nécessairement que vous avez un cancer. Ces signes peuvent être dus à une hypertrophie bénigne de la prostate (adénome de la prostate) ou une prostatite.
- Cancer le plus fréquent chez l’homme,
- 2e cause de mortalité par cancer chez l’homme, après le cancer colorectal,
- Fortement lié à l’âge (rare avant 50 ans, se déclare surtout autour de 70 ans),
- Plus fréquent chez les hommes ayant des antécédents familiaux ou d’origine africaine ou antillaise.
Évolution
Il évolue le plus souvent lentement (dix à quinze ans en moyenne), avant que n’apparaissent des symptômes. Environ la moitié des cancers de la prostate restent latents et ne nécessitent pas de traitement.
- Mais certains cancers peuvent évoluer rapidement et donner des métastases.
- À l’heure actuelle, il est impossible de savoir, au moment du diagnostic, si un cancer détecté à un stade précoce deviendra agressif ou non.
Signes d'alerte
Si vous avez des troubles urinaires (difficulté à uriner, besoin plus fréquent d’uriner, incapacité à uriner, douleurs ou brûlures…), des troubles de l’éjaculation, consultez votre médecin pour les lui signaler.
Cela ne signifie pas nécessairement que vous avez un cancer. Ces signes peuvent être dus à une hypertrophie bénigne de la prostate (adénome de la prostate) ou une prostatite.
Quel dépistage ?
- Un toucher rectal. Cet examen est inconfortable mais indolore et permet de vérifier consistance et texture d’une partie de la prostate. Un toucher rectal normal n’exclut pas la présence d’un cancer.
- Associé à un dosage de PSA (antigène prostatique spécifique) par prise de sang, en évitant de la réaliser moins de 48 heures après un toucher rectal, la pratique du vélo (pression exercée par la selle) ou un rapport sexuel.
Un taux élevé de PSA peut permettre de détecter un cancer à un stade précoce mais impose des examens complémentaires, notamment une biopsie.
Si ces examens peuvent permettre de détecter précocement un cancer de la prostate, ils peuvent aussi amener à faire inutilement une biopsie, voire à instaurer un traitement, pouvant être à l’origine de complications.
Ils peuvent également passer à côté d’un cancer et vous rassurer à tort.
La biopsie
Elle peut être prescrite par votre médecin en cas d’anomalie détectée au toucher rectal (quelle que soit la valeur du dosage de PSA) ou de dosage élevé de PSA.
Réalisée sous anesthésie locale, avec une aiguille passant par voie rectale, elle permet de confirmer ou non la présence de cellules cancéreuses dans la prostate, mais il existe 20 % de faux négatifs.
On risque donc d’opérer un patient ou de lui donner un traitement dont il n’aurait pas eu besoin.
- Associé à un dosage de PSA (antigène prostatique spécifique) par prise de sang, en évitant de la réaliser moins de 48 heures après un toucher rectal, la pratique du vélo (pression exercée par la selle) ou un rapport sexuel.
Un taux élevé de PSA peut permettre de détecter un cancer à un stade précoce mais impose des examens complémentaires, notamment une biopsie.
- Dans 70 % des cas, il s’avère qu’un dosage de PSA élevé n’était en réalité pas lié à un cancer de la prostate (notamment en cas d’hypertrophie de la prostate, prostatite ou infection urinaire) et a inquiété l’homme à tort.
- À l’inverse, il peut arriver qu'un taux de PSA soit faible, alors qu’un cancer est présent (10 % à 15 % des cas).
- À l’inverse, il peut arriver qu'un taux de PSA soit faible, alors qu’un cancer est présent (10 % à 15 % des cas).
Si ces examens peuvent permettre de détecter précocement un cancer de la prostate, ils peuvent aussi amener à faire inutilement une biopsie, voire à instaurer un traitement, pouvant être à l’origine de complications.
Ils peuvent également passer à côté d’un cancer et vous rassurer à tort.
La biopsie
Elle peut être prescrite par votre médecin en cas d’anomalie détectée au toucher rectal (quelle que soit la valeur du dosage de PSA) ou de dosage élevé de PSA.
Réalisée sous anesthésie locale, avec une aiguille passant par voie rectale, elle permet de confirmer ou non la présence de cellules cancéreuses dans la prostate, mais il existe 20 % de faux négatifs.
On risque donc d’opérer un patient ou de lui donner un traitement dont il n’aurait pas eu besoin.
Traitements : quelles options ?
Il existe différents traitements du cancer de la prostate :
Parce que le cancer de la prostate évolue lentement, certaines équipes médicales proposent ainsi une « surveillance active » (dosage de PSA, biopsies, IRM et toucher rectal). Si le cancer évolue et devient agressif, un traitement sera proposé dans un second temps.
- La chirurgie (ablation de la prostate ou prostatectomie),
- La radiothérapie,
- La curiethérapie (implants radioactifs placés à l’intérieur de la prostate),
- L’hormonothérapie,
- et la chimiothérapie.
Ces traitements sont efficaces, mais ils peuvent exposer les hommes à des effets secondaires plus ou moins sévères affectant la qualité de vie (troubles sexuels, urinaires et digestifs). Au total, plus d’un homme sur deux aura au moins une complication dans les deux ans qui suivent le début de son traitement. - La radiothérapie,
- La curiethérapie (implants radioactifs placés à l’intérieur de la prostate),
- L’hormonothérapie,
- et la chimiothérapie.
Parce que le cancer de la prostate évolue lentement, certaines équipes médicales proposent ainsi une « surveillance active » (dosage de PSA, biopsies, IRM et toucher rectal). Si le cancer évolue et devient agressif, un traitement sera proposé dans un second temps.
En conclusion
C’est à chacun de choisir, en fonction de ses risques (en particulier antécédents familiaux ou origine ethnique) et de l’échange qu’il aura avec son médecin, s’il réalise des examens de dépistage du cancer de la prostate.
Il faudra toutefois garder en tête qu’aucun examen n’a de résultat parfait (risque de faux négatifs et de faux positifs) et que même en cas de cancer objectivé, le traitement pourrait ne pas être proposé de première intention, car une proportion importante de ces cancers reste latents et ne nécessitent pas de traitement.
Dr Véronique Meyer, médecin fédéral et Dr Claude Paumard, médecin régional Pays de la Loire
> Source Institut national du cancer (INCA) - MàJ 11/2025
Crédit photo : www.magnific.com - peoplecreations
Il faudra toutefois garder en tête qu’aucun examen n’a de résultat parfait (risque de faux négatifs et de faux positifs) et que même en cas de cancer objectivé, le traitement pourrait ne pas être proposé de première intention, car une proportion importante de ces cancers reste latents et ne nécessitent pas de traitement.
Dr Véronique Meyer, médecin fédéral et Dr Claude Paumard, médecin régional Pays de la Loire
> Source Institut national du cancer (INCA) - MàJ 11/2025
Crédit photo : www.magnific.com - peoplecreations



