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D’OCTOBRE ROSE À NOVEMBRE BLEU


Soyons solidaires !


Le club auquel j’appartiens, l’Association de la Retraite sportive aunisienne (Arsa), a récemment organisé une marche à l’occasion d’Octobre Rose (voir page Rando rose à l’Arsa).
Je suis fier de faire partie d'une association qui, au-delà du sport, sait se mobiliser pour de grandes causes.

C'est d'ailleurs une démarche partagée par de nombreux clubs de notre Fédération, comme vous pouvez le voir dans nos derniers articles. 

Lors de la préparation de cette randonnée, j’ai naturellement demandé si nous prévoyions une initiative équivalente pour Novembre Bleu. Ma surprise fut grande d’entendre autour de moi : « C’est quoi ce truc ? » 

Chacun sait qu’Octobre Rose est dédié à la lutte contre le cancer du sein, une cause féminine majeure. Novembre Bleu, lui, est le mois international de la sensibilisation et de la prévention des cancers masculins, dont celui de la prostate. Une affaire masculine, donc, cette fois ! 

Une conversation s'est alors engagée entre deux adhérentes : 
« - Mais si, tu sais bien, c’est pour sensibiliser au cancer de la prostate chez les hommes.
- Ah bon ! Mais c’est leur problème…
- Pas du tout ! Par solidarité, c’est normal de faire la même démarche pour eux. » 
...(suivi d'une moue désabusée… Je vous laisse seuls juges.) 


Pour ma part, je constate que la lutte contre le cancer du sein bénéficie d’un soutien bienvenu, notamment grâce à des campagnes de dépistage organisé. Avec près de 60 000 nouveaux cas par an, détecter tôt est en effet fondamental. 

Du côté des hommes, la communication reste plus discrète. On aperçoit parfois une affiche - comme cette initiative courageuse d'un coiffeur près de chez moi qui expose en vitrine une vingtaine d'hommes posant nus pour briser le tabou - mais il n'existe pas de campagne de dépistage à grande échelle. Pourtant, un simple suivi régulier du taux de PSA (Prostate Specific Antigen) - dont les mouvements ne signifient pas toujours la survenue d’un cancer - permet de réagir à temps et d'éviter des complications potentiellement lourdes. Le cancer de la prostate est le premier cancer masculin en France, touchant lui aussi près de 60 000 hommes chaque année. 

L’Institut national du cancer indique toutefois les incertitudes de cette prévention. Il existe un manque de consensus sur les traitements et le dépistage lui-même, dont les résultats peuvent être une alerte pour d’autres maladies (voir à ce sujet l’article sur le dépistage du cancer de la prostate de notre médecin fédéral, Véronique Meyer).  
Il convient d’être attentif à ces difficultés, mais cela reste une discussion entre le praticien et son patient. N'hésitez pas à lui en parler. La détection précoce peut quand même en valoir la peine ! 

Marcher, rouler, danser, bouger au sein de la Retraite sportive, c’est excellent pour la santé…
Se faire dépister l’est tout autant ! 

Pour Novembre Bleu, la tradition veut que l'on se laisse pousser la moustache. À vous de jouer, Messieurs ! Et pourquoi pas une rando « Novembre Bleu » avec votre club ? 

Et comme le rappelle Véronique, novembre est également le Mois sans Tabac  !
Bien amicalement à toutes et à tous. 

Denis Roussier, président de la FFRS 

Pour en savoir plus : 
> La Ligue contre le cancer
> Ruban Rose  
> Novembre Bleu
> L'Association nationale des malades du cancer de la prostate (Anamacap) 

Image par Marijana de Pixabay